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Papa Kourand

Papa Kourand

 

Pays  
Congo-Brazzaville
Contact   Cyriaque Bassoka Productions
France
Email   cyriaquebassoka@hotmail.com
Site web  
Genre   world - musique traditionnelle  
 

Présenté comme dépositaire de la tradition, son conservatoire personnifié, PAPA KOURAND a fait de la « Sanza » l’élément essentiel de son discours musical.

Chanteur à la voix passive, au timbre rocailleux, c’est un merveilleux « sanziste » qui a crée une manière de jouer la rumba authentique en se servant d’éléments urbains tirés du folklore kongo.

Son tempérament, comme son sens de nuances et sa parfaite technique lui ont permis de dominer la scène dans les années 70 dans le style des griots.

Né à Ngoma-tsé-tsé (Congo-Brazzaville) le 10 Novembre 1935, PAPA KOURAND de son vrai nom N KOUZA André maîtrise dès son jeune âge le « Likembé » ou encore la « Sanza », (le piano à pouces constitué de lamelles en métal ou en bois fixées sur une caisse de résonance) dont il se sert pour traduire en termes simples mais très colorés, parfois très crus, les évènements de la vie quotidienne.

C’est un instrument qui possède un diapason particulier. Toutes les chansons de son album «Les merveilles de la sanza» exhument les vieux démons de la musique brute de nos origines. Sa voix cassée se superpose avec inquiétude sur les vibrations des lamelles d’acier, son étrange de cet instrument, tête de proue de la musique d’Afrique centrale.


Dès 1943, PAPA KOURAND qui est un fervent croyant, attire l’attention de l’Abbé Barthélémy BATANTOU qui l’initie aux chants religieux. Il devient vite une vedette populaire : la voix séduit, et PAPA KOURAND sait admirablement tirer partie de ses ressources vocales, combinant avec talent le jeu en accords hérité des anciens de sa paroisse.


Dans les années 50, la petite liberté autorisé dans le culte, donne à PAPA KOURAND l’occasion de chanter et de jouer sa « sanza » très régulièrement à la cité avec des amis dans la forme de la musique de danse « Maringa »

C’est également à cette époque que le « sanziste » commence de faire la preuve d’un exceptionnel talent de compositeur, cultivant dans le thème comme dans son travail de soliste, un goût extraordinaire pour les ambiguïtés tonales et rythmiques. Comme le plus part des choristes d’églises qui se lancent dans la musique de danse, PAPA KOURAND est devenu ensuite l’un des grands noms de la « sanza ».

Elevé au rang de précurseur de la musique congolaise, son sobriquet, en signe de respect dû aux aînés, est affectueusement précédé du substantif Papa.

Son histoire se confond quelque temps avec celle du grand pionnier de la « sanza » et vedette de la firme « NGOMA » (1953-1968) , Antoine MOUNDANDA, véritable créateur d’un art qui puise dans les rythmes et les thèmes populaires.

En effet, en 1959, PAPA KOURAND qui s’est forgé un style étonnamment abouti pour l’époque, s’associe à Antoine MOUNDANDA puis constitue un groupe extraordinaire formé de quelques uns des plus exceptionnels « sanzistes » du Congo.

Les déboires de la guerre (kimbonguila) l’ont poussé à se réfugier à Pointe-Noire où il chante sa terre natale Ngoma Tsé-Tsé et où il exprime, dans une chanson testamentaire, son désir d’y être enterré.

C’est le début d’une carrière fulgurante pour PAPA KOURAND qui effectue de nombreuses tournées à travers le monde et reste un des piliers de la scène musicale au Congo.
A son actif, la participation à des dizaines de rencontres culturels dans le monde, parmi les plus significatifs : Le 1er festival mondial des arts nègres de Dakar (1966) Les Festivals mondiaux de la jeunesse et des étudiants (Berlin 1973 – Moscou 1985) Le Festival des artistes vivant de la francophonie à Hanoi (Vietnam ) 1997 – Le Festival de la nuit d’Afrique à Montréal (Canada) 1998…
Vont suivre toute une série de succès à travers plusieurs autres évènements culturels en Afrique et dans le monde, dû à la fois à l’engouement provoqué par la « sanza » et à la qualité des harmonies vocales du groupe.


Les thèmes chantés par Papa Kourand sont farouchement moralisateurs et, tout en regardant vers l’avenir, ses chansons n’ont de cesse de s’enraciner dans le passé.

(Source: Clément OSSINONDE, chroniqueur)

 

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