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Les chansons brutes de Nathalie Natiembé sont réunionnaises de la pointe des cheveux jusqu’au bout des ongles. Possessionnaise d’adoption après une jeunesse passée dans les rues du centre de St-Denis, Nathalie travaille la langue créole au corps. Des mots, elle tire des émotions fortes en remontant le fil. Cet exercice l’a d’ailleurs ramené à sa source Mozambicaine en mars 2001 dans le cadre d’une tournée marquante sur le plan personnel. Lorsque, à Catembé dans le sud du pays, elle croise bon nombre d’homonymes, la réunionnaise se découvre une famille élargie aux terres d’Afrique. Avec l’album «Sankèr», Nathalie Natiembé livre sa vision de ce que pourrait devenir cette musique… le maloya (musique et danse qui serait d’origine malgache et mozambicaine. Entourée par des musiciens de l’Océan Indien (La Réunion, Ile Maurice et Madagascar), elle confronte le maloya et l’ouvre à de nouveaux horizons… Jusqu’à en retrouver l’âme.