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| Pays |
Cap Vert
|
| Contact |
Vivement ce Soir |
| magali@vivementcesoir.fr | |
| Site web | |
| Genre | world |
Après son superbe «Korpu Di Alma» en 2004, on comprend l’ascension de Lura, restée très attachée à sa terre capverdienne.
Grâce à elle, les jeunes générations redécouvrent le patrimoine musical local, dansent, s’aiment et pleurent sur des rythmes appréciés par leurs parents ou grand-parents. «M’bem di Fora» (Je suis venue de loin) annonce, fier, son deuxième album.
Sous la houlette de Nando Andrade, remarqué pour son travail de producteur sur «Rogamar» de Cesaria Evora, Lura revisite le vaste répertoire de son pays.
Comme un soleil, elle rayonne sur les rythmes et danses qui ont façonné l’histoire musicale capverdienne.
Collaborateur proche, le pianiste Toy Vieira, par ailleurs chef de son orchestre sur scène, a écrit et produit «Mari D’Ascençon», une adaptation d’une mazurka traditionnelle, «Festa di Nha Cumpadri», une chanson aux accents de musette portugaise et «Fitiço di Funana», une danse qui vient de l’île de Santiago. Sur «M’Bem Di Fora», un autre funana irrésistible qui donne son nom à l’album, Lura est rejoint aux chœurs par Zeca di Nha Reinalda, légende vivante du genre au Cap-Vert. Des accents de cola sanjon, un rythme de fêtes de la Saint-Jean, sur «Romaria» en passant par le batuque ou la coladera de No Bem Fala, Lura réalise ici un sans faute musical.
Que ce soit les envolées flamboyantes de l’accordéoniste malgache Régis Gizavo, l’harmonica folk de Vincent Bucher ou la guitare flamenca de Pedro Joia sur «Ponciana», écrit par le prometteur Tibau Tavares, les collaborations ne manquent pas sur cet album.