01/07 Les cotisations sociales en France, versus musiciens étrangers »
20/06 Le CFC lance son appel à cotisations! »
29/05 Rapport 2008 sur l'économie créative »
27/05 Devenir producteur d’artistes est désormais ouvert à tous »
16/05 Une solution de pressage et duplication de disques optiques en Afrique (Sénégal) »
16/05 Festival Brazza Jazz Fusion »
10/05 El Hadj N'Diaye - Coup de Coeur Francophone 2008 de l'Académie Charles Cros »
23/04 La récolte d'instruments de musique pour le Burundi relayée par la presse Suisse. »
22/04 Le rapport 2008 sur les économies créatives dans le monde vient d'être édité ! »

Chèrifa fut découverte, alors qu’elle n’était qu’une jeune paysanne, par le grand maître et chanteur Rouicha dont elle sera pendant longtemps la choriste. Originaire de Khenifra, la petite ville à la couleur ocre des montagnes avoisinantes, Chèrifa peut paraître, aux premiers abords, austère voire masculine. Sa vie de chanteuse professionnelle lui confère un autre mode de vie, un autre statut que celui des femmes marocaines traditionnelles. Les Cheikhats possèdent un statut ambigu: femmes libres, elles sont en même temps les porteuses d’une parole qui appartient à la communauté et qui révèle les pensées cachées de chaque être. Dans le «tamawayt» le genre chanté berbère du Moyen-Atlas, elle déclame les paroles des poètes de village, accompagnée du luth «lotar» d’Aziz Aarim, musicien d’une rare finesse et dont le jeu nous évoque les couleurs orientales et les teintes africaines de la musique berbère. Le registre émotionnel alterne entre sentiment de réjouissance et de souffrance. Les chants de Chèrifa se concluent souvent par le rythme de l’ahidous, la danse et le chant communautaire des villages du Moyen-Atlas- Alain Weber (avec la participation de Lahsen Hira).