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10/04 Lauréats des KORA AWARDS 2010 »
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11/03 Un site informatif et éducatif sur les chanteurs africains de la chanson francophone »
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04/03 FRANCORAP - concours 2010, festival 2011 - prolongation des candidatures »
18/02 Les ventes digitales de musique représentent 27% des ventes en 2009 ! »

Chèrifa fut découverte, alors qu’elle n’était qu’une jeune paysanne, par le grand maître et chanteur Rouicha dont elle sera pendant longtemps la choriste. Originaire de Khenifra, la petite ville à la couleur ocre des montagnes avoisinantes, Chèrifa peut paraître, aux premiers abords, austère voire masculine. Sa vie de chanteuse professionnelle lui confère un autre mode de vie, un autre statut que celui des femmes marocaines traditionnelles. Les Cheikhats possèdent un statut ambigu: femmes libres, elles sont en même temps les porteuses d’une parole qui appartient à la communauté et qui révèle les pensées cachées de chaque être. Dans le «tamawayt» le genre chanté berbère du Moyen-Atlas, elle déclame les paroles des poètes de village, accompagnée du luth «lotar» d’Aziz Aarim, musicien d’une rare finesse et dont le jeu nous évoque les couleurs orientales et les teintes africaines de la musique berbère. Le registre émotionnel alterne entre sentiment de réjouissance et de souffrance. Les chants de Chèrifa se concluent souvent par le rythme de l’ahidous, la danse et le chant communautaire des villages du Moyen-Atlas- Alain Weber (avec la participation de Lahsen Hira).