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Né au début des années 2000, le groupe Tapok (qui signifie «une bosse» en créole) est né de la rencontre d'un musicien chanteur Arno et d'un poète diseur de textes, Francky. Le poète est juste porteur d'un recueil de poèmes (Fonkèr en créole) qu'il a confié à Arno et aux autres musiciens chanteurs venus s'ajouter au groupe au fil des scènes et des enregistrements, Damien, Yohan et Aldo. Chacun d'eux, percussionniste, guitariste et accordéoniste, sont riches d'un héritage musical qui a nourri leur amour de la musique réunionnaise et les a amené à différentes expériences au sein de divers groupes souvent connus (tels que Ziskakan, Granmoun Lélé, Tam Tam des Cools, Kom Zot). En oeuvrant dans le sens de leurs aînés, ils souhaitent affirmer une filiation musicale par leur création: enchaînement de romans, de maloyas, de ségas, de musiques qui s'ouvrent aux rythmes du monde, tout en se basant sur une instrumentation traditionnelle. Adepte de l'acoustique et des kabars (scène réunionnaise), Tapok s'investit dans la défense et le questionnement de l'identité réunionnaise. Les interventions du poète confèrent à la formation une parole forte qui, loin de briser l'enchaînement des morceaux, permettent de mieux appréhender l'univers des Tapokèrs. Le groupe a autoproduit deux CD qui attirent l’attention des médias, voyant aujourd’hui dans Tapok une relève musicale réunionnaise.