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Confrontée au Cante Jondo d’une tradition flamenco subtilement resongée par Patrice Larose, Julia Sarr retrouve comme par magie, dans ce détour, la puissance incantatoire des griots, elle mène sa voix d’or au plus près de l’art ancestral des griots du Sénégal et retrouve comme par magie la beauté brute d’un continent africain plus que jamais au cœur du monde musical contemporain.
Julia Sarr, née à Dakar, mais installée en France depuis vingt-cinq ans maintenant, est une jeune femme d’aujourd’hui, une Africaine de Paris, ancrée dans sa culture d’origine, la culture woloff, mais ouverte au monde, à ses métamorphoses, à son métissage incessant.
C’est incontestablement son association de plus de dix ans avec le chanteur congolais Lokua Kanza qui aura jusqu’ici le plus fortement orienté sa carrière. Ce disque, le premier à faire entendre sa voix dans ce qu’elle a de plus intime, marque sans aucun doute un nouveau départ.
Patrice Larose, guitariste virtuose, amoureux du son acoustique, mais aussi compositeur original et arrangeur brillant, fait partie de ces hommes de l’ombre dont le talent protéiforme est à la mesure de la discrétion.
Passionné de flamenco (un de ses grands-pères est espagnol), il crée dés 1990 un premier orchestre mêlant flamenco et jazz avant de multiplier les expériences, s’initiant notamment au m’balax sénégalais en compagnie du griot Leîti M’Baye lors de son arrivée à Paris en 1997.
Partenaire privilégié du chanteur brésilien Marcio Faraco, il participera en tant que guitariste et arrangeur à la confection de ses deux derniers albums, avant de décider de voler de ses propres ailes.