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10/04 Lauréats des KORA AWARDS 2010 »
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04/03 FRANCORAP - concours 2010, festival 2011 - prolongation des candidatures »
18/02 Les ventes digitales de musique représentent 27% des ventes en 2009 ! »

Originaire du quartier des Camélias (un quartier dit «difficile» à Saint-Denis de la Réunion), Christine Salem vient d'une nouvelle génération féminine. Mélangeant séga, maloya ou blues (tout l'héritage laissé par les esclaves), Christine Salem fait ses débuts dans la rue avec des copains. Fréquentant différents courants musicaux de l'Ile de la Réunion en tant que choriste, Christine se donne très vite totalement à sa passion et elle chante à plein temps. Elle décide alors de se lancer dans une carrière musicale en formant son propre groupe Salem Tradition en 1997: elle y mélange subtilement la musique de l'Océan indien avec des instruments traditionnels africains et réunionnais (roulèr, kayanm, dundum, djembé). De kabar (fête familiale dans la cour), en podium des fêtes locales et aux scènes de festival, Salem Tradition fait ses débuts dans le monde musical réunionnais en première partie du groupe Ziskakan à la Réunion et en parti-cipant au festival «Kabaréunion». Les paroles de ses chansons content l'évolution de la vie avec ses joies, ses peines et ses révoltes dans le parlé créole ou les dialectes malgaches, comoriens ou swahili, le patrimoine de ses ancêtres. Entourée de choristes et percussionnistes qui jouent roulèr (tambour basse), kayanm (percussion rectangulaire et plate faite d’un cadre en bois, de tiges de canne à sucre et de graines de safran, que l’on agite de gauche à droite), doundoum et djembé (percussions d’Afrique de l’Ouest), Christine Salem scande avec une voix presque rauque et parfaitement ensorcelée un maloya (rythme traditionnel de la Réunion) inspiré qui puise dans le patrimoine afro-malgache et celui de l’Océan indien. Un mélange d’émotion et de retenue, pour guérir les âmes.