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| Pays |
Belgique
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| Contact |
Valquiria Pereira Belgique |
| mutuashi@yahoo.com | |
| Site web | |
| Genre | world - jazz |
La musique de Robert Falk est une subtile fusion entre le jazz et les musiques africaines auquel s’ajoutent des éléments venant du folk européen voire des musiques classiques. Les compositions s’appuient généralement sur un rythme africain ou afro-américain et présentent des ligne mélodique claires qui sont mises en valeur par des arrangements variés. Une partie d’improvisation, dans la tradition jazz est aussi présente.
"Français né à Paris, je ne suis pas d'origine française : mon père est allemand, ma mère, belge. Ces origines perso éclectiques sont donc déjà un peu le reflet de mes goûts musicaux.
Pour des raisons professionnelles la famille a déménagé à Bruxelles lorsque j'avais 10 ans. J'habite toujours dans cette ville, qui est une des plus multiculturelles d'Europe.
A l'âge de 14 ans, je commence à m'intéresser à la musique et m'achète ma première guitare. A l'époque j'étais surtout intéressé parce que l'on appelait le folk, et plus particulièrement par la vague des protest-songs des États-Unis d'Amérique. Pour en comprendre les paroles j'ai appris l'anglais le plus rapidement possible. J'aimais aussi beaucoup le country blues, ainsi que les musiques traditionnelles d'Europe de l'Est et d'Amérique latine.
J'ai assez vite commencé à écrire des chansons et jouer avec des amis d'école dans divers groupes. Il m'en reste des enregistrements, mais leur valeur sentimentale est bien plus grande que leur valeur musicale. Par la suite mes goûts musicaux se sont diversifiés. J'ai électrifié ma guitare et ai appris à jouer aux claviers. J'ai adoré la période head-rock (ou rock symphonique) du début des années 70 puis l'explosion jazz-rock qui suivit.
A cette période j'ai aussi arrêté de chanter, puis de composer des chansons ; à partir de 1979 je n'ai plus composé que de la musique instrumentale.
Je joue ensuite du jazz-rock avec deux groupes consécutifs ("Spring" puis "Falklands") entre 1979 et 1986.
Cela m'a permis de côtoyer à peu près tout le milieu du jazz belge, qui est le milieu musical le plus sympa que je connaisse à ce jour.
En 1986, je découvre l'informatique musicale à ses débuts. Les logiciels de l'époque étaient lourds et malaisés : il fallait tout écrire note à note, et la seule solution pour " humaniser " un peu le résultat consistait à jouer un peu sur la longueur des notes à coup de quadruple croches en plus ou en moins. J'en ai acquis une solide formation de néo-moine et une saine horreur de la quantification.
Faisant partie d'un groupe de " spécialistes " de la composition musicale assistée par ordinateur, je me suis trouvé embarqué par le plus grand des hasards dans une mission d'échange culturelle entre la Belgique et le Zaïre en mai 1989.
Il s'agissait d'assurer une formation de trois semaines sur la composition musicale assistée par ordinateur à des musiciens zaïrois sélectionnés par concours.
Je n'avais pratiquement aucune connaissance de la musique africaine, mais je savais comment utiliser un ordinateur dans un cadre musical et les logiciels s'étaient beaucoup améliorés. Il me suffirait d'encadrer les stagiaires.
Ce voyage au Zaïre, le premier pour moi en Afrique, fut déterminant dans mes choix musicaux jusqu'aujourd'hui.
De part mon parcours antérieur j'avais toujours été en contact avec la musique noire, depuis le country blues jusqu'au jazz en passant par la soul, donc je n'étais pas tout à fait dépaysé. Mais le Zaïre me proposait un trésor de nouveaux rythmes, de dessins mélodiques et de formules d'accompagnement qui ne pouvaient que me fasciner.
En outre, un de mes stagiaires était un groupe formidable, 'Embowassa' qui, tant par ses compositions que ses interprétations faisait l'unanimité de ses auditeurs.
Après le stage, je repartis en Europe, en emportant les précieuses disquettes sur lesquelles j'avais enregistré un maximum de rythmes et de chansons. Dans le cours des deux années suivantes, j'entamai la composition d'une toute nouvelle série de morceaux, mélange de jazz et de rythmes africains, dont l'on retrouve une partie dans mon CD 'Muzungu'.
Parallèlement je travaillais sur les arrangements d'Embowassa et sur les différentes pistes pour les faire venir en Europe.
Ils furent finalement invités en 1991 pour un séjour musical d'un mois en Belgique que je mis à profit pour enregistrer leur (et mon ) premier CD, 'Tuta Weza' (1992 - Franc'Amour CD 73).
Peu désireux de revenir dans un pays en pleine décomposition (le Zaïre de '91), deux des membres d'Embowassa décidèrent de rester en Europe, quitte à endurer les périls de la clandestinité, provoquant de facto l'éclatement du groupe.
J'essayais de garder les liens entre la partie du groupe demeurée en Europe et celle retournée en Afrique, mais, après quelques mois passés en Belgique, Didi Ekukuan, le chanteur principal et leader finit par rejoindre en France son frère Lokua Kanza, musicien, et l'accompagna pendant 10 ans. Bondo Lumembo, un autre des ex-Embowassa, les rejoignait parfois. Le groupe était bien mort, il me fallait passer à autre chose.
Pourtant l'accueil fait à ce CD quasi confidentiel fut excellent.
Un de ses morceaux, 'Tshanga', se retrouva sur une compilation américaine :
'The Best of African Music' (1993 - Putumayo Records) "
La suite de cette biographie se trouve sur le site de l'artiste.